Question analysée

Quels dispositifs sont prévus pour les élèves en difficulté ?

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Cette analyse examine les dispositifs proposés pour soutenir les élèves rencontrant des difficultés scolaires ou handicapées, en évaluant la portée et l'efficacité des mesures envisagées par les candidats.

Jean-Luc Mélenchon

Réponse courte :

Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté.

Ce que le programme dit :

  • Créer des écoles professionnelles de l’enseignement et renforcer la formation initiale et continue des personnels, incluant sociologie de l’éducation, pédagogie, psychologie de l’enfant et lutte contre discriminations (chapitre 5).
  • Renforcer partout les effectifs de la vie scolaire (assistants d’éducation, assistants pédagogiques) (chapitre 5).

Éléments indirects :

  • Mettre fin aux dispositifs d’évaluation et de contrôle permanent pour libérer la liberté pédagogique (chapitre 5).
  • Faire respecter la Convention internationale des droits de l’enfant concernant la protection de l’enfance et soutenir la parentalité (chapitre 7).

Ce qui manque ou reste flou :

  • Aucune indication de budget, de périmètre précis ou de modalités d’implémentation pour les élèves en difficulté. Pas de chiffres sur le nombre d’assistants supplémentaires ni sur les critères de sélection des écoles professionnelles.

Sources :

Nicolas Dupont-Aignan

Réponse courte :

Aucune mesure explicite ne traite directement des dispositifs pour les élèves en difficulté générale.

Ce que le programme dit :

  • Revoir le dispositif d’insertion à l’école des enfants en situation de handicap et garantir une prise en charge par l’éducation nationale dès l’âge de 3 ans.
  • Créer des postes d’AESH (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap) en nombre suffisant afin que tous les élèves en situation de handicap aient une solution de scolarisation durable et à temps complet. (90 000 postes à l’heure actuelle – le gouvernement en a certes créé mais en nombre insuffisant et avec un statut demeurant trop précaire).
  • Donner la possibilité aux AESH qui le souhaitent d’avoir un temps complet via des cours de soutien scolaire aux élèves en situation de handicap en difficulté.
  • Reorganiser le système de santé scolaire en doublant le nombre médecins, infirmières scolaires et assistantes sociales et revaloriser de 15 % leurs salaires. Instaurer un bilan complet à chaque année charnière (grande section, CM2) du primaire puis une fois au collège et une fois au lycée.

Éléments indirects :

  • Mention d’une prise en charge par l’éducation nationale dès l’âge de 3 ans pour les enfants handicapés, ce qui implique un suivi précoce.
  • Indication que les enseignants sont responsables de fixer les modalités de soutien aux élèves en difficultés dans le cadre plus large du programme éducatif.

Ce qui manque ou reste flou :

  • Aucune information sur des budgets alloués spécifiquement aux dispositifs pour les élèves en difficulté générale.
  • Pas de précisions quant à la mise en œuvre concrète, aux critères d’éligibilité ou aux limites territoriales. Le texte ne précise pas si ces mesures s’appliquent uniquement aux élèves handicapés ou aussi aux autres élèves en difficulté.

Sources :

Point Jean-Luc Mélenchon Nicolas Dupont-Aignan
Périmètre d’application Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté ; le programme propose uniquement des écoles professionnelles et un renforcement général de la vie scolaire, sans préciser budget, périmètre ou critères d’application pour ces élèves. Les mesures prévues concernent exclusivement les élèves en situation de handicap, sans dispositif explicite pour les autres élèves en difficulté.
Moyens humains et financiers alloués Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté ; le programme propose uniquement de renforcer la formation du personnel et d’augmenter les effectifs de la vie scolaire sans préciser budget, périmètre ni répartition géographique. Aucune mesure explicite ne prévoit de budget ou de ressources humaines spécifiques pour les élèves en difficulté générale ; seules des actions ciblées sur le handicap sont mentionnées (création d’AESH, doublement du personnel santé scolaire).
Critères d’éligibilité et procédures de mise en œuvre Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté ; le programme propose uniquement des écoles professionnelles et un renforcement général de la vie scolaire sans critères d’éligibilité, procédures ou budget précis. Le candidat ne propose pas de dispositif explicite pour les élèves en difficulté générale ; il se concentre uniquement sur le handicap, avec la création d’AESH et l’extension du suivi sanitaire scolaire (doublage des médecins, infirmières, assistantes sociales).
Indicateurs de performance et suivi des résultats Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté ; le programme propose uniquement des écoles professionnelles et un renforcement général de la vie scolaire sans indicateurs quantitatifs ou bilans annuels spécifiques. Aucune mesure explicite ne traite directement des dispositifs pour les élèves en difficulté générale ; le programme se concentre uniquement sur l’insertion et le soutien des enfants en situation de handicap (ex.: création d’AESH, prise en charge dès 3 ans).
Limites et risques potentiels Aucune mesure explicite ne cible directement les élèves en difficulté, et le programme omet de préciser budget, périmètre ou mécanismes de contrôle pour éviter abus ou stigmatisation. Les mesures de Dupont‑Aignan se concentrent sur le handicap, sans budget ou mécanismes explicites pour les élèves en difficulté générale ; aucune donnée n’indique des limites territoriales, risques de stigmatisation ou contrôles contre abus.

Les deux programmes se distinguent par l’absence d’actions ciblées explicites pour les élèves en difficulté hors handicap. Dupont‑Aignan propose uniquement des mesures relatives aux enfants handicapés (prise en charge dès 3 ans, création de postes AESH, doublement du personnel santé scolaire) sans budget ou critères précis pour les autres élèves ; Mélenchon ne détaille pas de dispositif dédié mais évoque un renforcement général de la vie scolaire et la formation professionnelle des personnels. Dans les deux cas, l’ampleur financière, les modalités d’application, les indicateurs de suivi et les limites territoriales restent inexpliqués, ce qui limite la capacité à évaluer l’efficacité future de ces propositions.

Sources utilisées 8 liens vers les passages d’origine